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Présentation réseaux informatiques: Partie III

 

10. Novell (NetWare).

11.Les équipements réseau.

    11.1. Les Tranceivers.
    11.2. Les Repeaters.
    11.3. Les Bridges.
    11.4. Les Routeurs.
    11.5. Les Hubs.
    12. PCs: les couches réseau.




    10. Novell (NetWare).


    Netware est le Network Operating System (NOS) créé par Novell (Novell étant une marque au même titre que Microsoft, par exemple).
    Il est composé des couches de protocoles ipx (Internet Protocol eXchange) et d'un Netware Shell (netx pour Netware 3.1x- VLM pour la nouvelle version de Netware 4.x) ainsi que d'applications propres à cet environnement.
    Netware est construit autour de deux éléments principaux: les serveurs de fichiers (File Server) et les serveurs d'imprimantes (Print Server); comme ces deux éléments peuvent être réunis sur une seule machine, on parle fréquement de serveur Novell sans autre spécification.

    10.1. L'adressage des réseaux Novell (Netware).

    1.- le numéro du réseau:
    Le numéro du réseau est un nombre pouvant aller jusqu'à 8 caractères hexadécimaux. C'est l'identification du réseau. Parfois l'appellation d'external net est utilisée pour le définir.

    2.- le numéro du serveur:
    Comme pour le numéro du réseau, il s'agit d'un nombre pouvant aller jusqu'à 8 caractères hexadécimaux. C'est le préfixe unique identifiant le serveur. En général, l'appellation utilisée est internal net.


    Tous les serveurs reliés sur le même segment logique doivent obligatoirement avoir le même numéro de réseau (external net).

    L'adressage sous Netware s'effectue de la manière suivante :

    Pour les serveurs : Internal net + adresse Ethernet

    Pour les stations de travail : External net + adresse Ethernet

    Les adresses des stations de travail sont donc attribuées automatiquement en fonction du numéro du réseau (external net) et de leur adresse Ethernet.

    Les serveurs sont référencés sur le réseau à l'aide d'un nom: SHC01, SHCCIC par exemple; il s'agit de leur adresssage mnémonique.




    10.2. Les volumes.

    Le disque dur d'un serveur contient deux partitions. Une partition DOS d'environ 5 à 10MB et une partition Netware qui occupe le reste du disque.

    L'espace réservé à Netware est en général divisé en trois volumes :
    - Le volume système
    - Le volume programme et (ou) application
    - Le volume data

    Le volume système contient tous les répertoires et tous les fichiers du NOS Netware. L'utilisateur a très peu de droits sur ce volume. Cependant l'accès à un serveur implique le passage sur ce volume puisque le répertoire de login s'y trouve.

    L'accès au serveur s'effectue grâce à un LoginName et un Password. Il faut encore y ajouter un context, qui fait référence à la structure du Service des Hospices Cantonaux pour l'environnement Netware 4.1

    10.3. Les drives (disques).

    Il existe deux groupes de Drive (disques):

    1.- Local drive ou disques locaux (en général A-E)
    2.- Network drive ou disques réseaux (en général F-Z)

    Logical drive Search drive
    Local drive A:
    1
    Local drive B:
    2
    Local drive C:
    3
    Local drive D:
    4
    Local drive E:
    5
    Network drive F:
    6
    1
    Network drive G:
    7
    2
    Network drive H:
    8
    3
    Network drive I:
    9
    4
    Network drive J:
    10
    5
    Network drive K:
    11
    6
    16
    Network drive L:
    12
    7
    15
    Network drive M:
    13
    8
    14
    Network drive N:
    14
    9
    13
    Network drive O:
    15
    10
    12
    Network drive P:
    16
    11
    11
    Network drive Q:
    17
    12
    10
    Network drive R:
    18
    13
    9
    Network drive S:
    19
    14
    8
    Network drive T:
    20
    15
    7
    Network drive U:
    21
    16
    6
    Network drive V:
    22
    17
    5
    Network drive W:
    23
    18
    4
    Network drive X:
    24
    19
    3
    Network drive Y:
    25
    20
    2
    Network drive Z:
    26
    21
    1



    Disques locaux (Local Drive):

    Les disques locaux, nommés aussi disques physiques ou Physical Drives, sont les endroits où l'on peut lire et écrire des données sur un support local. Sur un poste de travail, on utilise généralement les lettres A,B,C,D,E pour les définir.


    Disques réseaux (Network Drive):

    Les disques réseaux, nommés aussi disques logiques ou Logical Drive (car ils ne correspondent pas nécessairement à un support physique distinct), sont répartis en deux catégories :

    1- les ''Network Drive Mappings'' correspondent à un point précis (d'un répertoire) sur la partition Netware du réseau. Selon nos standards, les lettres utilisées comme disques logiques vont de F à Z.
    Pour définir la première lettre disponible pour les disques réseaux, il faut insérer dans le fichier config.sys (Windows 3.1x) la ligne suivante:

    lastdrive = E (=Z pour les VLM)

    ce qui implique que le dernier disque local utilisé sera le E.





    Si nous voulons que l'utilisateur ALAIN puisse accéder facilement sur son répertoire, nous pouvons lui créer un disque réseau, qui sera représenté, par exemple, par la lettre M:.
    Ce même emplacement dans l'arborescence pourrait tout aussi bien être représenté par la lettre R: pour un autre utilisateur, et la lettre M: utilisée pour un autre emplacement dans l'arborescence (par exemple: SHCCIC:\PRG\WINDOWS\WORD).
    Afin d'éviter les confusions, les lettres attribuées au disque réseaux ont été normalisées:
    - F: disque de login.
    - K: répertoire personnel
    - X: répertoire de transfert inter-service.

    2- Les ''Search Drive Mappings'' correspondent aux Path de l'autoexec.bat. On ne peut utiliser qu'exclusivement les lettres K à Z, dans l'ordre décroissant soit Z, Y, X, etc.
    10.4. Le système d'impression.

    Les serveurs Novell sont utilisés pour gérer le système d'impression du monde bureautique (PCs).

    Les Print Server permettent la gestion de ces systèmes d'impression.

    Dans le réseau des Hospices, deux types de Print Server sont utilisés :

    1- Un module Netware pserver chargé sur le serveur de fichiers (File Server) dans le cas où l'imprimante est équipée d'une carte réseau ou si elle est connectée directement sur le port parallèle du serveur. Les imprimantes HP Laserjet 4 utilisent ce module pserver.
    Les imprimantes dotées d'une carte réseau supportent, en général, les impressions en mode TCP/IP: dans ce cas, la gestion des impressions ne passe pas par le Print Server Netware.

    2- Les boîtiers EPS de Lantronix pour les impressions Novell et TCP/IP dans le cas où l'imprimante n'a pas de carte réseau.
    Dans ce cas, les impressions peuvent être gérées directement par le boîtier d'impression (via son son propre Print Server) ou par le serveur Novell (via un Print Server défini sur le serveur Novell).

    La définition des imprimantes sous Novell s'effectue en quatre phases:


    1.- Création d'un serveur d'impression (Print Server).
    2.- Définition des imprimantes.
    3.- Définition des queues d'impressions.
    4.- Mise en relation d'une queue d'impression et d'une imprimante.

    Ce travail est effectué exclusivement par l'administrateur du réseau !


    L'imprimante sera reliée à une queue et à un port parallèle. C'est-à-dire qu'un port du PC est redirigé sur une queue d'impression d'un serveur de fichiers.
    En règle générale, les ports lpt2 et lpt3 sont redirigés sur le réseau, alors que le port lpt1 reste libre pour les impressions sur une imprimante locale. Il se peut que certaines applications DOS nécessitent des impressions sur le port lpt1: dans ce cas de figure, lpt1 peut également être redirigé sur une queue d'impressions du réseau Netware.



    Les queues d'impressions sont gérées sur un serveur de fichiers. La gestion des travaux d'impression s'effectue en fonction de la localisation du serveur d'impressions (sur la même machine que le serveur de fichiers ou sur un boîtier d'impressions).




    Les travaux d'impressions (jobs) sont envoyés de la station de travail sur une queue d'impression (qui est, en fait, un sous-répertoire du serveur de fichiers). La queue d'impression stocke les travaux en attente jusqu'à ce que le Print Server puisse les traiter et les envoyer sur une imprimante.
    11. Les équipements réseau.

    L'infrastructure d'un réseau informatique est composée, outre le câblage cuivre et optique, de matériel électronique et informatique.
    11.1. Les Tranceivers.

    Les Tranceivers sont des équipements de transformation de signal physique d'une nature en un autre signal d'une autre nature: de BNC-10Base2 à FOIRL (Fiber Optical Inter Repeater Link), ou de AUI (Access Unit Interface) à 10BaseT par exemple.

    Ces équipements, qui ne possèdent pas d'adresse physique, ne régénèrent pas le signal et ne peuvent donc pas augmenter la distance maximum de transmission (qui dépend du type de média, comme nous l'avons vu).




    11.2. Les Repeaters.

    Les Repeaters (répéteur) sont à comparer à des amplificateurs qui régénèrent le signal et qui permettent ainsi d'étendre la distance maximum de transmission.
    Il peuvent être munis de différents types de tranceivers et posséder une adresse physique par port.





    Le réseau reste unique, c'est-à-dire que le trafic entre les noeuds A et B se retrouve également sur la partie droite du repeater et inversement; les collisions sont propagées.

    Ce type d'équipement ne nécessite aucune configuration logicielle.
    11.3. Les Bridges.

    Les Bridges (pont) font partie des équipements d'interconnexion et possèdent au minimum 2 ports munis de Tranceiver ou de connecteur AUI ayant une adresse physique chacun.
    Ce type d'équipement, logiciel et matériel, assure une segmentation physique et logique du réseau. Seul les paquets destinés à un équipement situé de l'autre côté du Bridge le traverse.
    Cela signifie que le trafic local entre les noeuds A et B ne traverse pas le Bridge et n'encombre ainsi pas le segment de droite. Le trafic est filtré, les collisions ne sont pas propagées.





    Les Bridges effectuent leur tri (le paquet doit-il passer ou non) sur les adresses physiques des paquets.
    La configuration logicielle de ce type d'équipement est en général automatique; les possibilités de filtrage sont assez restreintes et ne permettent pas une grande précision.
    11.4. Les Routeurs.

    Un Router (routeur, appelé aussi abusivement Gateway) est également un équipement d'interconnexion muni de 2 ports au minimum et ayant une adresse physique et logique pour chacun d'eux.
    Ces ports peuvent être connectés sur un modem: on parle alors de Remote Router (routeur distant); dans ce cas, un autre Router muni d'un modem doit se trouver à l'autre extrémité de la liaison téléphonique.
    La configuration logicielle des ces équipements est complexe et permet la création de filtres très fins, au niveau des couches de protocoles de communications (au niveau de IP, TCP etc.).
    Certains équipements combinent les fonctionnalités de Bridge et de Router: les BRouters.

    Dans l'exemple précédent, il est possible de décider que la station A peut communiquer en mode TCP/IP avec les noeuds C et D, tandis que le noeud B ne peut communiquer qu'avec A et qu'en mode IPX/Netx.


    L'autre grande fonction des Routers est l'aiguillage (routage) des paquets à travers le réseau: les paquets passent d'un Router à l'autre en fonction d'un chemin (route) calculé d'entente entre les Routeurs du réseau (et ceci à l'échelle mondiale d'Internet), d'après une série de protocoles de routage.

    Les paquets de l'exemple ci-dessous transitent du noeud A au noeud B en passant par un chemin qui peut varier d'une fois à l'autre (en fonction de la charge, des Routers hors-service etc.).




    11.5. Les Hubs.

    Les Hubs (concentrateurs) permettent la connexion de plusieurs noeuds sur un même point d'accès sur le réseau, en se partageant la bande-passante totale.

    La structure physique qui s'en dégage est une étoile, mais la topologie logique reste un bus (pour Ethernet).

    Les Hubs sont munis, sauf sur les équipements de bas de gamme, d'un port Repeater (optique ou AUI) permettant la connexion sur le reste du réseau ou sur le backbone.

    Il est en général possible d'y installer plusieurs types de modules (bridges ou autres).
    12. PCs: les couches réseau.

    Les informations entrant et sortant de la carte réseau (Adapter) doivent être gérées par le PC.
    La carte réseau est pilotée, comme n'importe quel périphérique, par un driver.
    Les informations issues du driver (ou destinées à lui) doivent avoir un format tel qu'elles soient exploitables par les protocoles (logiciels) supérieurs.

    Dans un premier temps, les fabricants de cartes réseau proposaient leur propre suite de protocoles, ce qui évitait les problèmes d'incompréhension entre le driver de la carte à proprement parler et le reste de la couche réseau; cette façon de faire oblige à utiliser un seul fournisseur pour la partie logicielle et matérielle, ce dernier n'étant, deplus, pas forcément capable de fournir tous les protocoles nécessaires.

    Une autre solution consiste à construire la partie basse du protocole de communication à l'aide du driver de la carte: c'est le cas de l'IPX natif de NetWare.

    Des constructeurs se sont finalement alliés afin de créer un standard qui permettrait d'utiliser n'importe quel driver de carte réseau (répondant à ce standard) avec n'importe quelle suite de protocoles.

    De ces accords sont issus trois standards principaux: Packet Driver , ODI (Open Datalink Interface) de Novell et NDIS (Network Driver Interface Specification) de Microsoft et 3com.


    -Packet Driver est une spécification relativement indépendante des constructeurs mais assez délicate à utiliser.

    -NDIS est utilisé sur les NOS (Network Operating System) du type LAN Manager de Microsoft et de ses dérivés (IBM-LAN server, Windows 95, Windows NT, DEC- Pathwork).

    -La spécification ODI de Novell permet, outre l'emploi de n'importe quelle carte supportant ce standard, l'utilisation en parallèle de IPX/Netx de plusieurs piles de protocoles (TCP/IP et IPX/Netx par exemple): on parle de multi-stack.





    Le logiciel 'ODI' chargé sur les PCs se nomme lsl.com (Link Support Layer) et est fournit par Novell. Sa tâche est d'assurer le lien entre le driver de la carte réseau et les couches protocoles supérieures; il est donc capable de déterminer s'il s'agit d'un paquet IP ou IPX et d'appeler le programme correspondant (tcpip.exe ou ipxodi.com).

    Le driver de la carte réseau compatible ODI (du type driver.com) est fourni par son fabricant

    Le programme ipxodi.com (fournit par Novell) communique avec le programme netx.com qui lui-même transmet les informations aux applications.

    En parallèle, le programme tcpip.exe de LanWorkplace (Novell), qui comprend les couches IP et TCP, s'occupe de la partie TCP/IP de la communication.

    LanWorkplace de Novell est une suite d'applications TCP/IP (telnet, ftp, ping etc.) et de couches réseau (tcpip.exe).


    Windows 95 intègre directement les différentes couches réseau mais reprend les mêmes principes de fonctionnement.





    12.1. Les applications TCP/IP courantes.

    Les applications réseaux TCP/IP courantes sont:

    -telnet: tnvt220.exe et wt3270.exe (Host IBM) sous DOS (LanWorkPlace)
    Host Presenter sous Windows (LanWorkplace)
    5PM sur Macintosh et Windows.

    -ftp: ftp.exe sous DOS (LanWorkPlace)
    Rapid Filer sous Windows (LanWorkPlace)

    -mail: weudora.exe sous Windows.
    Eudora sur Macintosh

    -www: Netscape sur Macintosh et PC.

    12.2. Ping.

    L'utilitaire 'ping' (construit sur une couche spéciale au dessus de IP: ICMP - Internet Control Message Protocol) permet d'interroger n'importe quelle machine fonctionnant avec le protocole TCP/IP et de recevoir une réponse (...'pong'. '... is alive' ou '... responded'), si l'équipement et la liaison fonctionnent correctement.
    Il est ainsi possible de savoir si la liaison réseau et l'équipement sont fonctionnels.

    Sous DOS, il s'agit de la commande ping.exe et sous Windows de l'utilitaire IP Resolver. IP resolver permet, en plus, de retrouver le nom logique d'une machine à l'aide de son adresse IP, et inversement.

    partie II  partie I

 

 dernière modification:   Lundi, 1 Juillet 2002

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